14h. Ça va. On a déjà fait pire comme horaire de départ.
Cela ne nous empêche pas d’être prévoyants : le rendez vous au terminal 2B de Roissy était donné à 11h. Toutes les familles étaient présentes à l’heure demandée, ce qui a permis à Mme Stocker de faire enregistrer aux élèves leurs valises, le tout in English please.
La sécurité est passée rapidement et sans encombres, si l’on excepte un sac fouillé pour un fond d’eau oublié dans une bouteille et un saignement de nez bref quoique spectaculaire.
Mettez 26 élèves de quatrième dans un aéroport impatients d’aller en Norvège et légèrement affamés en arrivant dans la salle d’embarquement et promettez leur 30 minutes de quartier libres au duty free. Qu’observez vous ?
Et bien pas grand chose... si ce n’est un déballage impressionnant de gâteaux et de paquets de bonbons, et des techniques pour manger qu’il faudrait donner en étude à des anthropologues. Non, on ne mange pas des chips en ouvrant grand la bouche et en levant le paquet au dessus de la tête. Oui, maintenant, ramasse.
Le premier vol pour Oslo se passe bien, malgré une descente et un atterrissage venteux (comprendre : un atterrissage donnant envie de dégobiller). On joue aux cartes, on discute, on s’abime les yeux sur les téléphones, on lit et même une élève revise sa physique-chimie. La correspondance à Oslo dure une grosse heure, nous parcourons le trajet qui nous conduit à la salle d’embarquement quand tout d’un coup... Oh ! Formidable ! Une merveille ! Un souvenir impérissable comme seul Erasmus peut nous en offrir ! Oui mesdames et messieurs, c’est une magnifique Renault 5 électrique, jaune pétant, qui est exposée dans un coin ! Aussitôt, en bons Français ayant le mal du pays trois heures après notre depart, nous prenons la pose aux côtés du bolide, fiers comme des coqs, émus de trouver au pays des vikings un petit bout de France.
Nous embarquons à nouveau. Quelques élèves ne sont pas fichus de lire correctement leur numéro de siège, et nous redécollons pour le grand nord, à 800 km d’Oslo. Bodø est une municipalité de 50 000 âmes à quelques encablures au nord du cercle arctique, nichée au milieu des fjords. Lorsque l’avion amorce sa descente, nous pouvons voir des paysages encore enneigés. L’arrivée à Bodø est fraîche, 5 degrés, et nous sommes accueillis par l’ensemble des familles.
Norvège, nous voilà !
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